La voix de lAmérique, 13/12/02. La crainte des Kenyans est de voir se multiplier les actions terroristes sur leur sol sous prétexte que leur pays passe pour lun des alliés les plus sûrs des États-Unis dans la région. La population garde en mémoire le terrible attentat perpétré à Nairobi contre lambassade américaine en 1998, qui avait coûté la vie à plus de 200 personnes et blessé plus de 5.000 autres. Les séquelles de cette tragédie sont encore bien palpables dans la capitale, et ce souvenir douloureux a, bien entendu, été ravivé le mois dernier lorsque des terroristes ont attaqué le complexe pétrolier près de Mombasa où séjournaient des touristes israéliens. 10 Kenyans et 3 Israéliens avaient été tués. Par ailleurs un avion dArkia avait essuyé, sans être touché, un tir de missiles sol-air au moment du décollage. Les Kenyans traumatisés vivent maintenant quasiment en état de siège, les carrefours comme les lieux publics de Nairobi étant quadrillés par les forces de police à la recherche darmes et dexplosif. Dans le même temps, une partie de lopinion sinterroge sur les raisons qui font que leur pays, le Kenya, est devenu une cible des terroristes. La raison tout le monde la connaît : ce sont les liens privilégiés quentretient le gouvernement kenyan avec Washington. Des liens étroits qui font actuellement lobjet dun débat dans lopinion, certains demandant à reposer sérieusement la question. Cest notamment le cas de Kenya Human Right Commission, une association de défense des droits de lhomme. Lalliance avec lAmérique nest certes pas encore remise en cause mais beaucoup de Kenyans estiment que les États-Unis devraient réfléchir à la manière doptimiser la sécurité des pays qui concourent à la mise en uvre de leur politique internationale. [La voix de lAmérique, 13/12/02] II
FORMULATION DE L'ARTICLE. Ce texte est un relevé d'écoute de la radio ; la formulation est donc celle du média cité. Les titres, par contre, sont de notre rédaction.
(*) Ctte rubrique s'appuie sur l'écoute des radios. La transcription de certains mots (reportés entre guillements, suivis d'un astérisque entre parenthèses) peut s'avérer fautive.