20 décembre 2002. Cette commission, mise en place le 27 novembre 2002 a, si l'on en croit son objet, « tout pouvoir dinvestigation pour assurer la sincérité du vote. Pour ce faire elle :
Contrôle la gestion du fichier électoral,
Contrôle létablissement et la révision des listes électorales,
Contrôle limpression et la distribution des cartes délecteurs,
Veille à la publication des listes électorales,
Veille à la publication des membres des bureaux de vote,
Veille au contrôle des opérations électorales,
Contrôle la mise en place des matériels et des documents électoraux. »
Ne pourrait-elle également vérifier léquité du traitement médiatique de la campagne électorale ? En effet, on note une fois encore le règne du deux poids deux mesures dans La Nation et dans les dépêches de lADI (Agence djiboutienne dinformation), concernant la place attribuée aux partis de la majorité et à ceux de lopposition. Si lUMP trône en une du journal avec le président Guelleh entouré des « ténors » de lUMP, lopposition doit se contenter dune minuscule petite photo à la dernière page du journal. Il en est de même pour les comptes-rendus des manifestations publiques des partis. On en viendrait à croire qualors que les partis de la majorité présidentielle battent sans remâche la campagne djiboutienne, alors que lopposition ne fait rien dautre quinaugurer les sièges de ses partis !
Et il en est qui sétonnent que les partis dopposition boycottent la Céni. Outre le fait que ces partis contestent le mode détablissement des listes électorales et la réelle indépendance de la commission, ce qui nest pas rien, ils auraient toute raison dêtre agacés par le silence médiatique où on les laisse. Car, nul ne le contestera, si on veut que les Djiboutiens puissent voter sincèrement, il faut quils aient accès aux propositions des candidats, de tous les candidats.
On apprend, par ailleurs, que certains membres de la commission ont effectué un stage aux États-Unis, lors des élections présidentielles américaines. Les voilà donc parés pour assurer toute la transparence du scrutin. Dautant que les États-Unis seront certainement très attentifs au bon déroulement du processus électoral djiboutien, sachant lintérêt grandissant quils portent à la démocratie et au développement du pays. La preuve ? La fermeture de leur agence internationale de développement (AID) et son remplacement par une base militaire
CD
Bureau exécutif de la Céni
Le bureau exécutif de la Commission électorale nationale indépendante est composé de :
Président : Ali Ismaïl Yabeh ; premier vice-président : Ahmed Araïta ; vice-présidents : Hassan Houssein (Tadjourah), Mohamed Farah Khairdon (Ali-Sabieh), Mohamed Farada (Obock), Hamadou Ali Mohamed (Dikhil) ; rapporteur général : Mlle Hodan Idriss.