20 décembre 2002. Dans un communiqué publié ce jour, le Front pour la restauration de lunité et de la démocratie, présidé par Mohamed Kadamy, appelle au boycott des élections législatives du 10 janvier 2003, à Djibouti.
Le Frud estime que le pouvoir djiboutien na pas fait les réformes nécessaires et préalables à un scrutin transparent et équitable. Il souhaite une refonte des listes électorales, une révision de la Constitution permettant la réduction de « lomnipotence de la fonction présidentielle » et une réforme de larmée dont la fonction ne serait pas la défense du territoire, mais la répression « des contestations légitimes de la population ». Enfin, le Frud considère que la Commissionélectorale nationale indépendante (Céni) est « un appendice du pouvoir ».
Le Frud estime donc que la participation aux élections dune partie de lopposition « ne fera que légitimer Ismaël Omar Guelleh porté au pouvoir par des fraudes électorales ».
Le Frud appelle la population djiboutienne à boycotter « cette mascarade électorale » et il demande la tenue dune conférence nationale souveraine « pour établir une véritable paix, une transition démocratique et la réconciliation nationale ». CD
Repères
Le Frud, Front pour la restauration de lunité et de la démocratie (ancien Frud-armé), a contesté la signature de lAccord de paix et de concorde civile, le 12 mai 2001, entre son ancien président, Ahmed Dini Ahmed et le gouvernement djiboutien.
Le Frud a, depuis, constitué un comité provisoire, présidé par Mohamed Kadamy.
Le mouvement, non inscrit officiellement en tant que parti politique à Djibouti, mène des actions dopposition, hors des consultations électorales.
Il ne faut pas le confondre avec le Frud rallié au pouvoir en 1994, ni avec le Frud-national, créé par Ahmed Dini Ahmed, qui a été remplacé par lARD (Alliance républicaine pour la démocratie), que M. Dini préside.