La voix de lAmérique, 03/01/2003. Après quelques jours de spéculations, le nouveau président, Mwai Kibaki, a annoncé aujourdhui la formation de son nouveau gouvernement. On aura surtout noté la différence de style. Daniel Arap Moï, le prédécesseur de Mwai Kibaki, avait une habitude très informelle de limoger ou de nommer des membres de son gouvernement. Son successeur a, pour sa part, prononcé solennellement une allocution télévisée à la nation, lisant lui-même les noms des ministres quil avait choisi.
Cela dit, Mwai Kibaki a promis de faire de la lutte contre la corruption la priorité des priorités et, bien quil ait promis auparavant à ses concitoyens un gouvernement plus léger pour des raisons defficacité et defficience, son cabinet compte 20 ministres, soit 4 de plus que celui de Moï. Cest peut être une indication de la tâche difficile à laquelle il va faire face. La coalition quil dirige est composée dau moins 14 partis dopposition et chacun dentre-eux, il faut le reconnaître, sattend à sa part du gâteau. La vice-présidence, comme cétait prévu par le pacte conclu par les leaders de la coalition, est allée à Michael Wamalwa.
Lancien numéro deux de Moï, le professeur George Saitoti, sera responsable de lÉducation nationale. Les Affaires étrangères ont été confiées à linfluent Kalonzo Musyoka. Mais la nomination la plus importante, de lavis des observateurs, est celle de David Mwiraria, aux Finances. Sa présence à ce ministère, ainsi que les deux projets de loi anti-corruption que Mwai Kibaki se promet de soumettre dès la rentrée parlementaire, jeudi, devrait rassurer, espère le nouveau président, les bailleurs de fonds internationaux. Ils avaient suspendu leur assistance au Kenya en 2000, en reprochant à Daniel Arap Moï de navoir rien fait pour juguler la corruption. II
FORMULATION DE L'ARTICLE. Ce texte est un relevé d'écoute de la radio ; la formulation est donc celle du média cité. Les titres, par contre, sont de notre rédaction.