La voix de lAmérique, 24/01/03. Transparency International a publié ce vendredi une étude sur la corruption au Kenya. Elle serait, selon cette ONG, moins flagrante grâce à la publicité faite autour de ce fléau. Au cours des 12 derniers mois les Kenyans nont pas versé autant de pots de vin à la police quen 2001. Seulement 16 dollars par mois contre 35 dollars auparavant, signale Transparency International. De surcroît les responsables de la police punissent moins souvent ceux qui refusent de payer, ajoute lONG.
Il sagit du second rapport en deux ans de Transparency sur la corruption au Kenya. Le premier document publié en 2002 avait suscité une vive controverse et fait la une de plusieurs journaux kenyans. Cest ce qui avait forcé la police à convoquer une conférence de presse au cours de laquelle elle avait tenté de se défendre contre ces allégations qualifiées par les autorités de propagande malveillante. Les choses ont changé, souligne un représentant de lONG, lun des auteurs du rapport de Transparency International. Le vent commence à tourner en faveur des civils qui sont de plus en plus déterminés à résister à la corruption. Grâce à la publicité qui avait été faite autour de la corruption, les civils sentent quils peuvent opposer une plus grande résistance lorsque lon exige deux des pots de vin.
Et, face à cette résistance accrue, les policiers persistent moins souvent dans leurs tactiques, explique le représentant de Transparency. Ce qui permet despérer, ajoute Transparancy International, que le prochain indice, car il y aura un troisième rapport lan prochain, témoignera dune réduction plus marquée de la corruption au sein des forces de lordre. Dautant quon a assisté à lavènement dune nouvelle équipe qui se dit engagée à assainir la gestion des affaires publiques. Le président, Mwai Kibaki, a dailleurs demandé laide de ses concitoyens dans cette lutte contre la corruption, ce qui a déjà entraîné plusieurs arrestations de policiers qui exigeaient des pots de vin dautomobilistes. VOA
FORMULATION DE L'ARTICLE. Ce texte est un relevé d'écoute de la radio ; la formulation est donc celle du média cité. Les titres, par contre, sont de notre rédaction.
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(*) Ctte rubrique s'appuie sur l'écoute des radios. La transcription de certains mots (reportés entre guillements, suivis d'un astérisque entre parenthèses) peut s'avérer fautive.