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Corne de l'Afrique / Stratégies US / Attentats-ripostes
LUSS Mount Whitney, quartier général flottant des forces américaines au large de Djibouti Sa position stratégique est idéale. Djibouti, clé pour la mer Rouge, ouvre surtout sur la Somalie et le Yémen, deux pays ciblés par les stratégies "anti-terroristes" de monsieur W. Bush.
Deutsche Welle, 25/03/03. Djibouti, un petit pays de 450.000 habitants, a la position stratégique idéale. Il donne accès à la mer Rouge, se trouve à côté de la Somalie et face au Yémen, deux pays soupçonnés par les États-Unis dabriter des membres proches du réseau Al-Qaïda. Tellement stratégique donc que Washington y a installé une base. Protection renforcée de lopération anti-terroriste, avec le début de la guerre en Iraq le dispositif américain sest installé quelque part en mer, dans le golfe dAden, sur un bateau de lUS navy le « Mount Whitney ».
Vu de lhélicoptère qui le survole avant lappontage, le « Mount Whitney » ne paye pas de mine. Le bâtiment de la marine américaine na pas exactement lallure dun navire de guerre, et seules ses antennes qui se dissimulent partout sous des dômes de protection, indiquent sa véritable vocation. Le bateau est à la fois le cerveau et le cerbère qui surveille le dispositif américain de la région de la corne de lAfrique. Chargé dintercepter les communications, de collecter le renseignement, de coordonner les actions avec les autres unités américaines et enfin de lancer les opérations dans la région. Pour le général Sattler qui commande ce quartier général flottant, le but est léradication du terrorisme. Le risque pour les soldats américains est considéré comme élevé. Pour les terroristes qui souhaiteraient organiser un attentat ici, il est possible de sinfiltrer par mer, à bord dun des centaines de petits bateaux de bois qui sillonnent en permanence le golfe dAden, voir par voie terrestre, notamment le long de la frontière poreuse avec la Somalie. Les spécialistes du renseignement estiment cependant quun groupe terroriste organisé aurait toutes les chances dêtre rapidement repéré par les services de sécurité djiboutiens qui quadrillent tous le pays, mais nexcluent pas des actes isolés. Or dans ce cas ce ne serait peut être pas les soldats américains qui vivent consignés dans un camp forteresse qui seraient la cible, mais plutôt des civils ou des militaires français, Djibouti restant le pays où Paris compte son plus important contingent à létranger avec environ 2.700 hommes et 3 bases. Le risque pour le moment est encore traité comme une hypothèse de travail. Mais lambiance à Djibouti depuis le déclenchement de la guerre sest alourdie. En ville les djiboutiens critiquent à voix basse laction américaine au nom dune solidarité avec les irakiens, même sils sont rares ici ceux qui prennent la défense de Saddam Hussein. Mais le pouvoir a tous les intérêts à voir se maintenir la présence américaine, non seulement pour les 24 millions de dollars annuels que Washington devrait débloquer à titre de compensation pour le pays, mais aussi parce que larrivée des nouveaux venus a permis de revoir à la hausse les conditions de la présence française. Depuis que la guerre a commencé le message est donc clair. Djibouti ne tolèrerait pas de manifestations anti-américaines dans ses rues DW
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