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Corne de l'Afrique / Somaliland / Politiques
Somaliland : Élection présidentielle sous surveillance internationale pour un pays qui n'existe pas Paradoxe. Bien que la petite République autoproclamée du Somaliland (nord de la Somalie) ne soit reconnue par personne, des observateurs internationaux ont fait le déplacement pour vérifier le bon déroulement de son élection présidentielle. La radio allemande "Deutsche Welle" souligne le « rôle clé pour lavenir du pays » de cette première élection présidentielle, « non seulement vis-à-vis de la communauté internationale mais aussi des compagnies pétrolières qui hésitent encore à simplanter sur les côtes du Somaliland pourtant réputé riche en hydrocarbures ».
Deutsche Welle, 14/04/03. Dans la corne de lAfrique, le Somaliland, une ex-région du nord [de la Somalie], une région autoproclamée indépendante depuis la sécession de 1991, des élections présidentielles ont eu lieu aujourdhui. Les premières depuis 1969 et elles ont été prévues par la constitution ratifiée par la population, cétait en mai 2001. Le pays na toujours pas été reconnu par la communauté internationale ; il souffre des rivalités interclaniques [de la Somalie]. Des élections qui seront observées de très près, pas moins de 32 observateurs étrangers sont sur place pour veiller au bon déroulement de ces élections. Un scrutin qui seffectue jusquà présent dans le calme. Afin déviter les irrégularités, lauriculaire droit de chaque votant est marqué à lencre indélébile. Environ 900.000 personnes sont attendues sur une population totale estimée à près de trois millions dhabitants. Trois candidats sont en lice, issus des trois partis autorisés par la loi électorale. Il y a là le président sortant, Dahir Rayale Kahin, il avait succédé à Mohamed Egal, décédé en mai 2002, dont il était depuis 1997 le vice président. Cest comme son prédécesseur un membre du clan des Gaddaboursis, majoritaire dans louest du Somaliland. Face à lui, deux membres du clan des Issaks, Ahmed Mohamud Silaanyo, doyen du paysage politique et Faisal Ali "Warabe" (*), l'un des fondateurs du mouvement national somalien des années 80. Le Somaliland, rappelons-le, était une colonie britannique avant son indépendance en 1960, date de sa fusion avec lancienne colonie italienne pour former la République de Somalie, pays miné par les conflits interclaniques qui a subi depuis 1969 la dictature du général Barré. Dans les années 80 le mouvement rebelle issak se souleva contre le pouvoir central et une terrible répression sensuivit, faisant des dizaines de milliers de victimes et contraignant un demi million d'habitants du nord du pays à lexil. Le général Barré fut contraint par lopposition à sexiler en janvier 1991, permettant ainsi au Somaliland de sautoproclamer République indépendante et de jouir dune relative stabilité au regard du reste de la Somalie et de ses violents affrontements interclaniques du milieu des années 90. Le déroulement de ces premières élections joue donc un rôle clé pour lavenir du pays, non seulement vis-à-vis de la communauté internationale mais aussi, par exemple, des compagnies pétrolières qui hésitent encore à simplanter sur les côtes du Somaliland pourtant réputé riche en hydrocarbures. DW
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Découvrir le Somaliland, un pays mis en quarantaine par la communauté internationale [dossier LNA] Dahir Rayale Kahin, Président of Somaliland [English version] |
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