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Djibouti / Libertés politiques / Liberté de la presse
Rifki Abdoulkader, ministre djiboutien de la Communication, adresse une demande de droit de réponse au journal "Les nouvelles d'Addis" concernant l'affaire "DAF" Dans un texte de deux feuillets, le ministre réagit « contre le contenu diffamatoire » dun article récent publié sur le site internet www.lesnouvelles.org, dans le cadre de l'affaire "DAF". Bien que n'ayant jamais diffamé qui que ce soit, Les nouvelles d'Addis publient bien volontiers ce texte. Dans sa réponse au ministre, Colette Delsol, directrice de publication souligne que « la liberté d'expression vaut pour tout le monde ».
Droit de réponse adressé aux « Nouvelles dAddis » Objet : Contre le contenu diffamatoire de larticle électronique « Les Nouvelles dAddis » sest empressé comme dhabitude et a entrepris une couverture médiatique de lemprisonnement de Monsieur DAHER AHMED FARAH à la prison civile de Gabode le 20 avril, après avoir été reconnu coupable de linfraction de diffamation à lencontre du numéro deux de lEtat-major de lArmée djiboutienne, le Général ZAKARIA IBRAHIM CHEIK, dans les colonnes de lorgane dinformation du M.R.D. Lessence de la déontologie journalistique voudrait que ladite revue électronique observe le recul nécessaire, et effectue une investigation autour du sujet, au moins par respect à la profession et à ces lecteurs. Elle aura constaté quau jour daujourdhui, on constate que le manque de sens de responsabilité, linconséquence, la légèreté dont DAF a fut montre en se livrant publiquement à la diffamation ont eu pour effet la condamnation de lintéressé à la prison ferme dun part et dautre part de priver son parti de dirigeant. « Les Nouvelles dAddis » semble considérer anormal que la justice fonctionne en République de Djibouti, lorsque lhonneur des uns et des autres est bafoué sous le prétexte duser de la liberté dexpression qui ne signifie pas porter atteinte à la vie privé des citoyens. A ce propos, permettez-nous de vous rappeler que nul dans notre pays nest au-dessus des lois, serait-il directeur de publication ou dirigeant dun parti politique. Sagissant de la liberté dexpression, il est un fait incontestable quil existe à Djibouti, sur la place publique des bulletins dinformation, tous édités par dautres formations politiques, lesquels sont loin dêtre tendres avec le gouvernement, pour autant ils ne sont point inquiétés, ni poursuivis pour lexpression de leurs points de vue, oh combien divergents avec ceux de la coalition au pouvoir. De la même façon, il est tout à fait loisible à tout djiboutien duser de sa plume pour expliquer ses opinions avec virulence, sans pour autant céder à la tentation de la facilité ni sexposer à la sanction inhérente à la dérive. Si lon revient à lemprisonné, à défaut dune vision politique qui intéresse les djiboutiens, lhomme a depuis belle lurette opté pour une stratégie basée sur la provocation dans lespoir dasseoir, ses ambitions et une image dacteur politique important sur la scène locale. Les écrits diffamants récurrents dont ce Monsieur produit à longueur de semaine ne sont pas de nature à contribuer à lavancement de la démocratie sous nos lieux et au développement des libertés notamment dopinion. Ce nest point injurier Monsieur DAHER AHMED FARAH que dexprimer quon chercherait en vain dans ce qui lui tient de discours politique autre chose quun pathétique tentative dexploitation du tribalisme. Quand bien même vos préoccupations sexprimeraient sur la forme interrogative et au conditionnel, cette précaution ne trahit pas moins votre parti pris. Tout observateur un temps soit peu impartial se garderait duser à lendroit des djiboutiens dexpressions du genre le tout répressif car il sagit plutôt, et en toute objectivité, du tout démocratique. La consolidation du tout démocratique est plus que jamais à lordre du jour et occupe au quotidien les dirigeants et les concitoyens de DAF. Lensemble de la Nation a concédé des efforts importants pour se prémunir du chaos lesquels ne trouvent manifestement pas, à vos yeux, lintérêt de sen faire lécho. Cependant nous ne sommes guère étonnés .. En conclusion, à vous, nous vous disons : faites preuve dindépendance intellectuelle pour être un temps soit peu constructifs, vous nen serez que mieux appréciés. [FIN DU TEXTE DU MINISTRE] |
La pétition
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© Les nouvelles d'Addis (LNA) 1997-2005. http://www.lesnouvelles.org, version 3.4 Les nouvelles d'Addis, le seul journal d'informations générales exclusivement dédié à l'Éthiopie et à la corne de l'Afrique Bimestriel. Publié en français. Politique, économie, culture, société, communauté Reproduction de contenus interdite sauf autorisation écrite |