5 décembre 2003, Voix de lAmérique. En avance sur la conférence des donateurs prévue lundi à Genève, le Haut commissariat de lONU chiffre à un milliard de dollars les fonds qui lui seront nécessaires en 2004, pour financer ses programmes en faveur des réfugiés. Une interview de Delphine Mary, porte-parole du HCR :
DM. Il sagit de notre appel annuel pour les programmes 2004 dassistance et de protection aux 20 millions de personnes qui tombent sous notre mandat, dans le monde entier. Comme assez traditionnellement, lAfrique occupera une place qui représente plus dun tiers du budget pour lannée prochaine. Avec un gros effort sur les programmes de rapatriement des Sierra-Léonais, des Angolais et des éÉrythréens, mais aussi une grande lueur despoir du côté du Soudan avec peut-être des accords de paix qui pourraient ouvrir la voie à un rapatriement de 570.000 réfugiés soudanais qui se trouvent encore dans les 7 pays de la région. Il y a bien sûr aussi les autres régions du monde. LAfghanistan qui restera la plus grande opération actuelle du HCR avec un budget de 132 millions à lui tout seul. LIraq, lAmérique latine, en particulier la Colombie avec 2 millions de déplacés, les Balkans, 48 millions de dollars, et puis toujours des activités en Asie du sud-est : laide au retour de 500.000 Sri-Lankais et puis un accent particulier pour résoudre le sort des réfugiés boutanais, au Népal, qui languissent depuis plusieurs années dans des camps.
VOA. Un milliard de dollars, est-ce un record ?
DM. Non, cest un chiffre qui est à peu près stable depuis plusieurs années après, disons, quelques années de restrictions entre 1999-2000-2001, le HCR commence à retrouver un petit équilibre et peut être une confiance un petit peu plus solide de la part des donateurs, mais cest un chiffre qui a été atteint régulièrement ces dernières années. Ce qui est important et que nous espérons obtenir dès lundi, le jour de la conférence des donateurs auxquels nous présenterons cet appel global, cest dobtenir des engagements anticipés, si possible de 30% à 35% de ce milliard de dollars qui nous permettront véritablement de démarrer lannée dès janvier-février, avec les premières dépenses essentielles, et qui nous permettent surtout davoir une meilleure prévisibilité des fonds qui vont pouvoir nous aider à gérer nos programmes, lannée prochaine. VOA