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Djibouti, élection présidentielle, 8 avril 2005

Appel à un rassemblement
de l’Association pour la démocratie et le développement (ADD)

        
Paris, 28 mars 2005

Appel de l’Association pour la démocratie et le développement (ADD)
à un rassemblement pour protester contre l’élection présidentielle mascarade

devant l’ambassade de la République de Djibouti :
26, rue Émile-Menier, métro Porte Dauphine

le 8 avril 2005, de 9h30 à 17h30

Avec le soutien des organisations djiboutiennes, françaises et africaines
ARD, MRD (UAD), FRUD, FDP, AFASPA, Survie, les Verts, PCF, L’Alliance Pan africaine, Association des femmes djiboutiennes en France, Femmes solidaires.

L’ADD est une association des résidents djiboutiens en France, qui s’est illustrée depuis sa création dans la défense des droits humains à Djibouti.

L’ADD dénonce la soi disant élection présidentielle prévue le 8 Avril 2005 chargée de reconduire pour un mandat de 6 ans l’actuel Président Ismael Omar Guelleh qui sera une véritable tragédie pour Djibouti et un réel danger pour la région.

L’ensemble des forces démocratiques (UAD, FRUD et plusieurs autres associations) ont décidé de boycotter cette élection considérant que le pouvoir djiboutien était incapable d’organiser des élections transparentes.

Guelleh et son entourage ont démontré leur volonté de n’accepter sous aucun prétexte le verdict des urnes lors des élections législatives de janvier 2003 (remporté par l’UAD) en organisant des fraudes massives au vu et au su de tout le monde.

Deux ans après, le pouvoir reste fidèle à ses pratiques et ses textes (selon les propos mêmes du Ministre de l’Intérieur) qui ne permettent aucune transparence du scrutin.

– Les listes électorales manipulées depuis 28 ans restent toujours à la discrétion du noyau dur du pouvoir,
– Les distributions des cartes électorales défavorisent les partisans de l’opposition,
– La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) reste un appendice du pouvoir,

À cela s’ajoutent les harcèlements systématiques des partis d’opposition légalisés (arrestations des dirigeants, licenciements des cadres). Plus généralement les violations des Droits Humains sont quotidiens (arrestations arbitraires et tortures). Les viols des femmes par l’armée continuent dans les régions du Nord et du Sud-Ouest (début mars, une fille de 17 ans a été violée par une dizaine de soldats dans la région du lac Assal).

Les régions qui ont subi la guerre sont au bord de l’explosion, l’occupation militaire s’est renforcée : à Tadjourah et à Obock les habitants ne peuvent plus faire du commerce réservé en priorité aux soldats et à leurs familles. La crise sociale atteint son paroxysme dans l’ensemble du pays, la pauvreté est partout, atteignant même certaines catégories d’employés.


Contact : ADD-Djibouti@hotmail.fr
Tél : 33 (0)6.25.31.43.77

         


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