Jeudi 14 février 2002
Après huit heures de piste caillouteuse et poussiéreuse, nous arrivons dans la réserve de Dinsho. En chemin nous avons acheté pâtes, ufs, pain, ananas car au refuge une cuisinière prépare les repas mais na pas de réserves. Elle fait cuire le repas sur un feu de bois. Le gaz est pratiquement inexistant dans le pays. Comme ailleurs en Afrique, la déforestation a pour cause principale la cuisson des aliments au feu de bois.
Au fur et à mesure que nous montons, les villages sont de plus en plus pauvres.
De chaque côté de la route, sont alignées de petites maisons grises en torchis, presque toutes identiques et sans décoration. Les seules distractions apparentes pour les jeunes sont le baby foot et le tennis de table, installés dehors.
Nous sommes à plus de 3.500 m et il est toujours étonnant que moins de trois minutes après sêtre arrêtés dans un endroit désert, deux ou trois gosses surgissent de nulle part. Ils sont habillés de haillons, mal chaussés mais ne paraissent pas souffrir de la faim.