lesnouvelles.org
Boutique des Nouvelles

Lecture thématique
Choix de la rédaction
Nouvelles d'Afrique
I
Sommaire
I
Liens
I
Recherche
I
I
Liste de diffusion
I
Boutique
I
Espace partenaires
I
Sondage
I
Ajouter à vos favoris
S'abonner aux Nouvelles d'Addis
Qui nous sommes
Nous écrire
 

Claude Chansard, Éthiopie, février 2002
21 février, moisson à la faucille dans le Shewa

Mercredi 20 février 2002

Retour sans intérêt vers Addis-Abeba. Logement dans un hôtel qui a été moderne avec des problèmes d’eau. Soirée dans un restaurant à décoration et ambiance typique en compagnie de Claude Vilain et sa femme, responsables de l’agence de voyage locale. Nous mangeons l’injéra dans un grand plat collectif, servi par des jeunes filles déguisées, tandis qu’un groupe faussement folklorique s’agite.
Comme dans toutes les capitales du monde c’est le genre d’établissement pour friqués locaux et touristes où l’on s’ennuie en compagnie avec un niveau sonore qui empêche toute conversation.

 


Jeudi 21 février 2002

En attendant la révision du bus, qui a beaucoup souffert sur les pistes caillouteuses, je vais chez un coiffeur proche de l’hôtel. Je n’ai pas à le regretter, pour cinq birr (quatre francs cinquante) il me fait une coupe correcte, tout à la tondeuse dont il change les peignes suivant la zone à couper, si ce n’est le gel final qui fixe la poussière.

En route pour le nord-est, nous visitons l’important marché de Sheno. Bovins, ânes, moutons s’échangent après de longs marchandages. C’est aussi un énorme supermarché en plein air avec légumes, épices, tissus, quincaillerie, chaussures et petits artisans. Les gens se laissent photographier facilement en souriant. Mais la lumière est très dure.

Nous parcourons la campagne au-dessus de Debre-Berhan à près de 3.000 mètres d’altitude. Les paysages sont magnifiques en cette fin d’après midi. Le soleil rasant dessine le relief des pentes des collines. À contre jour, la fumée profile les cases. Dans cette région sans intérêt touristique, les habitants sont très étonnés que des blancs puissent s’arrêter les photographier. Les cases, habitation et grenier, sont entourées d’une palissade. À l’extérieur, il y a une touffe d’eucalyptus et une meule de bouses séchées pour le chauffage. Les habitations sont dispersées partout dans la montagne.

Tout est cultivé de céréales ou en prairie. Les moissons sont presque finies. Après avoir coupé l’orge à la faucille, les paysans font piétiner les gerbes par les vaches pour séparer les épis de la paille puis vannent à la main pour faire envoler la bale du grain. Ensuite, les champs sont labourés avec une aire en bois tirée par deux bœufs. Ce sont les scènes des campagnes françaises du XVIIIème siècle.

10 février
marabouts et
singe colobe
11 février
pécheur sur le
lac Chamo
12 février
femme
découvrant
sa photo
13 février
parc national
d'Abijata-
Shalla
14 février
bergers dans
le Bale
15 février
famille
vers Goba
16 février
buse augure
et loup d'Abyssinie
17 février
cérémonie du
café (buna)
18 février
vautour
intimidant un
marabout
19 février
jeune fille afar
21 février
moisson
à la faucille
dans le Shewa
22 février
au nord de
Debre-Berhan
23 février
marché de
Debre-Berhan
Retour
à la page
d'accueil


© Les nouvelles d'Addis (LNA) 1997-2005.http://www.lesnouvelles.orgLes Nouvelles d'Addis,
le seul journal d'informations générales exclusivement dédié à l'Éthiopie et à la corne de l'Afrique.
Bimestriel. Publié en français. Politique, économie, culture, société, communauté.