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© Beira.CFP / Alain Laurent
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De haut en bas et de gauche à droite :
Gazelles de Waller ou gazelle-girafe, gerenuk (Litocranius walleri).
Un mâle adulte domine lensemble des individus dun groupe de gerenuks. Cette dominance apparaît nettement lorsquune situation de compétition survient, par exemple laccès à la même ressource. Lorsquun individu de même gabarit et de même sexe ne manifeste pas dattitude de soumission, le combat, rituel, est inévitable. Les animaux sapprochent lentement lun de lautre jusquà se toucher les naseaux puis poussent lentement jusquà ce que les cornes entrent en contact. Le mouvement latéral de la tête de lun des protagonistes, exactement suivi mais en sens inverse par lautre, permet aux cornes de sentrecroiser. Les deux animaux poussent alors violemment pour déséquilibrer ladversaire. La joute, dune durée de plus dune demi-heure, conduit lun des deux compétiteurs à rompre et séloigner, marquant ainsi son acceptation dune suprématie (7/1/89, 12h00, oued Wéa, 5 km à lOuest de la localité).
Oryx (Oryx beisa).
Les cornes extraordinaires des oryx ne sont pas uniquement des armes offensives et dangereuses et les blessures lors des combats sont rares, exceptionnellement graves. Elles sont donc aussi largement défensives et sont utilisées pour amplifier et varier une série de postures destinées à maintenir une hiérarchie entre les individus de même sexe. La tête baissée avec «présentation moyenne des cornes» est ainsi interprétée comme une menace. Une inclinaison supérieure et les oreilles couchées seront des signes de soumission. La situation actuelle des oryx de Djibouti, quelques individus cantonnés à une zone de haut plateau de louest du pays, nest pas à limage dun passé historique qui a vu cet animal fréquenter lensemble du territoire, comme lattestent les gravures rupestres et la toponymie de nombreux lieux.
Petit koudou (Tragelaphus imberbis).
Les daims décrits il y a plus dun siècle par Rochet dHéricourt à Djibouti désignent probablement les petits koudous, dallure et de corpulence proches. Discrets, cryptiques, ils font preuve à la fois dune curiosité qui les pousse à simmobiliser pour observer lintrus, et dune vigilance qui les fait fuir rapidement, sévanouir, dans les bosquets, buissons et broussailles quils affectionnent.
Beira (Dorcatragus megalotis).
Lhomochromie des beiras et des comportements de parfaite immobilité fondent les animaux dans leur environnement rocheux. Il est probable que ces qualités sont à lorigine du maintien de populations dans les zones quils fréquentent, ouvertes, faiblement végétalisées, de faible altitude et largement exploitées par lhomme. |