| Articles d'actualité
DÉPARTEMENT D'ÉTAT US WASHINGTON, 5/04/2004
Le gouvernement des États-Unis condamne catégoriquement les atrocités
« Le département d'État des États-Unis a publié un communiqué condamnant la violence ethnique dans le Darfour au Soudan et demandant au gouvernement soudanais de prendre des mesures immédiates pour empêcher les milices errantes d'attaquer des civils dans cette région. Ce conflit a en outre créé un grave problème de réfugiés car de nombreux civils fuient vers les pays voisins.
« Le porte-parole adjoint du département d'État, M. Adam Ereli, a affirmé que les États-Unis seraient favorables à une cessation immédiate des hostilités afin que la communauté internationale puisse évaluer la situation. »
CARITAS BELGIQUE, 5/04/2004
Tchad / Darfour : Crise des réfugiés
« Des raids violents menés par des militaires, des villes détruites, un manque deau et un climat rude menacent la survie de 150.000 réfugiés soudanais qui senfuient au Tchad pour échapper aux combats ethniques dans la région du Darfour Soudanais. »
MSF France, 5/04/2004
Solitude et détresse dans le Darfour (témoignages)
« Coralie Lechelle, infirmière, et Jean-Sébastien Matte, logisticien, racontent les quatre mois qu'ils ont passé dans le Darfour, province occidentale du Soudan en guerre.
« Après la fermeture du camp de Nyala, ils sont partis à Mornay, une petite bourgade de 3.000 habitants, qui accueille aujourd'hui environ 60.000 déplacés. Alors que la région était sous le feu des attaques, ils ont pris en charge 80 blessés qu'il était impossible de référer vers des hôpitaux, pour des raisons de sécurité.
« Au total, dans la région, MSF a pu voir environ 115.000 personnes sur les 600.000 déplacées par le conflit. Des personnes en immense détresse, dans un contexte extrêmement violent... »
LE MATINAL ONLINE N'DJAMENA, 29/03/2004
Darfour : le MJE veut venir avec des hommes armés aux négociations
« Le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE), une des rébellions du Darfour, a formulé des exigences sécuritaires pour participer aux négociations intersoudanaises qui devaient débuter vendredi dernier à N'Djamena, a-t-on appris samedi de source diplomatique »
ANGOLA PRESS N'DJAMENA, 29/03/2004
Darfour: Les négociations de N`Djamena commenceront mardi 30 mars
« Les négociations entre le gouvernement soudanais et les rebelles du Darfour, région soudanaise frontalière du Tchad, débuteront mardi a annoncé lundi à l`AFP Allami Ahmat, conseiller aux relations extérieures du président tchadien Idriss Deby »
L'EXPRESS PARIS, 23/02/2004
Soudan: deux décennies de guerre. Les damnés du Darfour
par Vincent Hugeux
« L'écrasement par Khartoum de la rébellion armée accable les habitants de cette province déshéritée. Ils errent, en hordes faméliques, le ventre creux et les mains vides. Puis viennent, au mieux, s'échouer dans des camps d'infortune, à l'orée du Tchad voisin. Ces civils soudanais fuient leur Darfour natal, champ de bataille depuis un an d'une guerre à huis clos entre le pouvoir de Khartoum et la rébellion armée de l'Ouest. Ils fuient surtout les razzias des janjawids, ces miliciens arabes équipés et financés par le régime du président Omar al-Béchir »
AMNESTY INTERNATIONAL, 3/02/2004
Darfour : « Trop de personnes tuées sans raison »
« "Trop de personnes sont tuées sans raison", a déclaré en novembre 2003 un réfugié soudanais aux délégués d'Amnesty International, dans l'est du Tchad, quand ils lui ont demandé pourquoi il s'était enfui du Darfour. Un conflit violent et invisible se déroule au Darfour, dans l'ouest du Soudan, au moment même où l'annonce d'un accord de paix mettant un terme à vingt années de guerre civile dans le sud du pays emplit les colonnes de la presse internationale. On connaît mal la situation du Darfour, cette région isolée et marginalisée sujette aux sécheresses, non seulement parce que la communauté internationale concentre son attention sur les pourparlers de paix au Soudan qui se tiennent au Kenya, mais aussi parce que les préoccupations en matière de sécurité et les restrictions imposées par le gouvernement ont sévèrement limité l'accès à cette région à quiconque cherche à s'informer sur la détérioration de la situation »
L'EXPRESS PARIS, 23/09/1988
John Garang. La longue marche du Che africain
par Hélène Da Costa
« Aux plaies d'un Soudan exsangue s'ajoute la guerre civile. A la tête de la rébellion du Sud, le colonel John Garang. Formé aux Etats-Unis, pétri de culture occidentale. Un personnage énigmatique. On commence à parler de lui comme d'un « Che » africain. Il fait trembler le gouvernement de Khartoum, inflige défaite sur défaite à l'armée régulière, empêche quiconque de puiser dans le trésor pétrolier du Sud-Soudan qui dort sous ses pieds. » |