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[Pages zone] Association Kélissa le rendez-vous des initiatives :
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Lozère, France
Kelissa, apiculture en pays afar dans les Pages zone
Kelissa, apiculture en pays afar dans les Pages zone
Kelissa, apiculture en pays afar dans les Pages zone
Kelissa, apiculture en pays afar dans les Pages zone
Kelissa, apiculture en pays afar dans les Pages zone
Kelissa, apiculture en pays afar dans les Pages zone
Kelissa, apiculture en pays afar dans les Pages zone
Les ruches se multiplient, les villageois afars sont formés à de nouvelles techniques et bénéficient d’un revenu complémentaire. Mais Kélissa veut développer aussi les infrastructures (pont, route, école…). C’est pourquoi elle poursuit inlassablement son projet et sollicite un “kélissa” pour Hanlé Dabi.

(Photos Kelissa)

Association Kélissa
Un coup de pouce (kélissa en afar) donné par des Lozériens à un village de l’Afar éthiopien

         
RENSEIGNEMENTS ET SOUTIEN :

KÉLISSA
3, lotissement “Lou Clapio”
48000 Rouffiac
(France)
e.mail : genevieve.molines@educagri.fr

Tél. : 33 (0)4.66.47.18.97 et 33 (0)6.86.99.39.13

Beau projet que celui de l’association Kélissa, basée en Lozère (France), région réputée pour son austérité géographique et pour ses paysages splendides, mais aussi pour le caractère de ses habitants attachés à cette terre à qui on peut demander, mais dont on ne peut exiger plus qu’elle ne peut donner. Une ressemblance avec les terres de l’Afar éthiopien, rudes pour leurs habitants. C’est peut-être ce qui a sensibilisé les initiateurs du projet.

             


La formation à l’apiculture

Le long de la rivière Awash (Éthiopie), on récolte du miel sauvage, mais trop souvent en détruisant les abeilles et les essaims, quand ce ne sont pas les arbres eux-mêmes. L’idée de départ était de faire venir en France deux femmes Afar et de leur apprendre des techniques modernes de production apicole. En Lozère, on a pensé qu’il serait peut-être plus sage d’évaluer les sites de production envisagés et les moyens de s’y adapter.

Depuis Janvier 2006, Aïcha Dabale, très investie dans la défense de la cause Afar et Geneviève Molines présidente de l’association Kélissa œuvrent pour mettre en place un projet de développement construit sur la prise en compte de la globalité des préoccupations des villageois d’Hanlé Dabi (village Afar situé aux portes du désert du Danakil, où « le chacal lui-même fait son testament avant d’y pénétrer » (proverbe Afar).
Leur volonté est de co-construire sur place, avec les habitants, des réponses adaptées aux préoccupations exprimées et surtout pas d’importer des solutions clé en mains bien occidentales et en total décalage avec l’Afaristan.

Depuis, une réelle coopération s’est instaurée entre des apiculteurs Lozériens, Philou Thomas du GAEC du Haut-Tarn au Pont-de-Montvert (48) ainsi que Nadou Thoyer et les villageois d’Hanlé Dabi.
Ainsi, au départ, quelques ruches sont achetées grâce à l’opération « L’abeille, sentinelle de l’environnement », initiée par l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf). Deux formations suivront en octobre 2006 et février 2007 pour initier les habitants du village aux techniques de base afin de développer une activité d’apiculture productive (fabrication de ruches, vie de l’abeille, cycles de floraison, capture d’essaims, division des colonies…). Jusqu’à la récolte où chacun a pu apprendre le traitement du miel et son conditionnement.

Après de multiples réflexions, études, confrontations avec des professionnels locaux, c’est la ruche kenyane qui est choisi comme habitat pour accueillir les abeilles. Cathy Pantel, menuisière de formation, prépare un prototype en respectant les côtes particulières de l’apiculture d’Afaristan et 14 ruches seront reproduites à Adis-Abeba selon le modèle amené.

Cathy et Lulu, bâtisseur au Pont-de-Montvert, utilisent leur temps et leur énergie pour la réalisation d’un local apicole (miellerie).
Ce local a été construit avec des matériaux locaux ; il sert à entreposer le matériel et la récolte. Reste une angoisse, celle des prédateurs des ruches. Les habitants ont mis en place des sentinelles pour les « sentinelles de l’environnement » afin que les abeilles ne s’en aillent pas. « Maintenant les femmes sont jalouses des abeilles », dit un villageois, qui permet de stocker le matériel utilisé et la future production de miel.

Ce projet de Kélissa a reçu le soutien de l’ambassade de France en Éthiopie, de l’Institut national vétérinaire éthiopien ainsi que du Conseil général de Lozère, du Conseil régional Languedoc-Roussillon et de l’Unaf, en France. De nombreux particuliers et commerçants lozériens se sont investis dans ce projet, soit par leurs savoir-faire (menuiserie, maçonnerie…), soit par leurs dons (médicaments, tenues et matériels destinés aux apiculteurs…), soit encore par leurs missions de formation, d’information et de soins sur place.

             


Développer l’éducation et prendre en compte l’ensemble des difficultés quotidiennes

Mais pour que ce projet se développe et devienne autonome il faut que les habitants d’Hanlé Dabi bénéficient des infrastructures de base dont ils sont encore privés. Aussi Kélissa participe à faciliter l’accès à l’eau pour les plus démunis du village…

Autre lacune, celle de l’enseignement. L’école ne fonctionne qu’épisodiquement, selon le degré de résistance des instituteurs, issus d’autres régions et cultures éthiopiennes et qui ont du mal à s’adapter au rude mode de vie d’Hanlé Dabi. Seuls le chef du village et l’un des responsables de la coopérative apicole savent lire et écrire. Développer l’enseignement permettrait de lutter contre les pratiques néfastes (mutilations génitales féminines, notamment) et d’assurer une information dans les domaines de la santé et de l’environnement. C’est en tout cas ce que pense Laura Molines, étudiante à Saint-Chély d’Apcher (Lozère) qui travaille sur un projet : éducation de base/éducation à l’environnement.

Le projet de Kélissa à Hanlé Dabi a retenu l’attention par son caractère humaniste mais aussi pour sa volonté de développer l’autonomie des villageois. L’objectif est bien de donner « un coup de pouce », d’impulser une dynamique sociale certes, mais aussi économique, génératrice de revenus et d’indépendance et non de s’inscrire dans l’assistanat.
Des ruches qui se multiplient, des villageois formés à de nouvelles techniques aisément adaptables et un revenu complémentaire. Mais au-delà de ces premières réalisations est né un besoin d’ouverture et d’échange qui passe par l’école, la mobilité, la santé… – toutes choses bien modestes à notre échelle – mais essentielles pour le développement.

C’est pourquoi l’association Kélissa poursuit inlassablement son projet et qu’elle appelle toutes les bonnes volontés à lui donner un kélissa pour Hanlé Dabi.

             


Apimondia 2009 à Montpellier

En septembre 2009, l’Union nationale de l’apiculture française organisera “Apimondia 2009” à Montpellier, une grande rencontre internationale d’apiculture à laquelle prendront part des apiculteurs d’Hanlé Dabi. Une bonne occasion pour eux de découvrir les richesses insoupçonnées de l’apiculture et surtout de faire connaître leur coopérative et leur production.

http://www.unaf-apiculture.info/
http://www.apimondia2009.com/

            


© Les nouvelles d'Addis (LNA) 1997-2009.http://www.lesnouvelles.org, version 3.6
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